Coop FR

Transmission d’entreprises : vers un « choc coopératif » ?

14 avril 2026

Adopté à l’unanimité le 27 mars 2026, l’avis du Conseil supérieur de la coopération intervient à un moment charnière pour l’économie française. Avec près de 500 000 entreprises appelées à être transmises dans les prochaines années, le pays fait face à ce que certains qualifient désormais de « mur des transmissions ».

Dans ce contexte, le modèle coopératif entend s’imposer comme une réponse structurante. L’avis met en avant la capacité des coopératives — qu’elles soient de salariés ou d’entreprises — à assurer la continuité de l’activité, en s’appuyant sur une gouvernance collective et un fort ancrage territorial.
Une conviction portée de longue date par Jérôme Saddier, président de Coop FR. Dix ans après l’appel à un « choc coopératif » lancé par Benoît Hamon en 2013, cette idée refait surface dans un contexte renouvelé. Face à l’ampleur des transmissions à venir, il voit dans les coopératives un levier concret pour préserver l’emploi et maintenir les entreprises dans les territoires.

L’avis souligne également la diversité du monde coopératif — des SCOP aux coopératives d’artisans, de commerçants ou agricoles — tout en affirmant l’unité de ses principes. Une diversité qui constitue une force, mais qui suppose aussi un accompagnement adapté.
Car des freins subsistent : difficultés de financement, manque d’information ou encore complexité des opérations de reprise. Autant de points sur lesquels le mouvement coopératif appelle les pouvoirs publics à agir. Le message est clair : alors que le gouvernement, notamment via Serge Papin, Ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, est attendu sur ces enjeux, une « force coopérative » est prête à se mobiliser.
En filigrane, une idée s’impose : face à un défi inédit par son ampleur, le « choc coopératif » pourrait bien trouver aujourd’hui un terrain d’application concret.

TÉLÉCHARGER L’AVIS DU CSC [pdf]