Loi d’urgence agricole : le collectif comme réponse aux crises
En soutenant le projet de loi d’urgence agricole, La Coopération Agricole met en avant une conviction forte : les réponses aux difficultés du secteur passent par le collectif.
Le texte, qui vise à renforcer la souveraineté agricole et à simplifier le cadre d’action des exploitations, rejoint en grande partie les principes du modèle coopératif. Structuration des filières, soutien à l’investissement, accompagnement des transitions : autant de leviers déjà activés par les coopératives dans les territoires.
En facilitant les projets agricoles à l’échelle locale et en encourageant l’organisation économique des producteurs, la loi vient conforter un modèle fondé sur la mutualisation des moyens et la sécurisation des débouchés.
Sans être explicitement centré sur les coopératives, le projet en reconnaît implicitement la pertinence. Dans un contexte de crises à répétition, il confirme une dynamique de fond : l’avenir de l’agriculture passe aussi par des solutions collectives, structurées et territorialisées.
Pour La Coopération Agricole, il s’agit donc d’un signal positif, même si certaines réserves subsistent quant à la mise en œuvre concrète.
Pour Dominique Chargé : « Cette loi est nécessaire et nous la soutenons. Cependant, son angle mort, c'est la compétitivité des outils industriels coopératifs. Des années de négociations commerciales ne prenant pas suffisamment en compte nos coûts de production ont privé nos coopératives des marges d'investissement indispensables à leur modernisation. Pendant ce temps, nos concurrents européens continuent d'innover et d'industrialiser. Produire plus et mieux, c'est préserver la chaîne entière, du champ à l’assiette, en passant par la coopérative. Il ne peut y avoir de souveraineté agricole sans compétitivité industrielle. »