Chiffres clés 2024
- 87 699 salariés, 36 437 sociétaires Scop et Scic, y compris CAE
- 2 723 Scop, Sociétés coopératives et participatives
62 685 salariés, 32 287 sociétaires, 6,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires - 1 417 Scic, Sociétés coopératives d’intérêt collectif
15 720 salariés, 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires - 163 CAE, coopératives d’activité et d’emploi (dont Scop et Scic) :
8767 salariés, 5 097 sociétaires, 0,319 milliard d’euros de chiffre d’affaires
Ces « coopératives de salariés », sont des entreprises dont la propriété est collectivement détenue par celles et ceux qui y travaillent. Elles s’inscrivent dans une logique de démocratie économique, où les salariés, usagers et partenaires contribuent ensemble à la gouvernance, à la stratégie et à la répartition des résultats.
Évolution 2014–2024
Sur la décennie, les Scop et Scic ont connu une croissance continue, tant en nombre qu’en visibilité. Leur poids économique a progressé de plus de 60 %, avec près de 4 200 structures actives en 2024, dont une majorité dans les services, le bâtiment, l’industrie, la culture et l’éducation.
Cette expansion s’explique par plusieurs facteurs :
• la sensibilité croissante aux modèles de gouvernance participative et à l’ancrage local,
• le soutien public renforcé (Banque des Territoires, France Relance, dispositifs régionaux d’appui aux reprises d’entreprises en Scop),
• et la maturité du modèle Scic, qui s’est imposé comme cadre privilégié pour les projets d’intérêt collectif (mobilité, énergie, santé, culture, alimentation).
Les CAE (Coopératives d’activité et d’emploi), quant à elles, illustrent une innovation sociale marquante : elles permettent à des entrepreneurs indépendants d’exercer leur activité dans un cadre collectif sécurisé, cumulant autonomie économique et protection salariale.
Enjeux et perspectives 2025–2030
Les Scop, Scic et CAE s’imposent comme des laboratoires des transitions, capables d’apporter des réponses concrètes à de grands enjeux : transition écologique (alimentation durable, propriété collective des biens de première nécessité comme l’énergie, l’économie circulaire…), démocratisation de l’économie (en particulier via la transmission et la reprise d’entreprises par leurs salariés), recherche de sens au travail et sécurisation des parcours professionnels (grâce au modèle entrepreneurial des CAE).
Le défi majeur consiste à poursuivre la dynamique de développement, après le doublement du nombre de Scop et de Scic et de leurs effectifs sur les dix dernières années. Pour cela, plusieurs leviers sont identifiés : la montée en puissance des Scic pour répondre aux besoins des habitants et des collectivités, le volume important d’entreprises à transmettre dans les dix prochaines années, ainsi que l’enjeu de conserver les savoir-faire au sein des entreprises en difficulté grâce à la reprise par les salariés.
Structure nationale
Confédération Générale des Scop (CG SCOP)
