Le commerce coopératif et associé superforme et contribue à la vitalité locale
Près de 200 personnes, adhérents et partenaires, ont répondu favorablement à l'invitation de Jean Pierre Dry, président de la Fédération du Commerce Coopératif et Associé, et Olivier Urrutia, délégué général aux Voeux de la FCA le 27 janvier 2026 à Paris.

L'occasion de dévoiler en exclusivité les résultats d'une étude de référence sur le modèle coopératif et associé réalisée par Xerfi, puis d’échanger avec Rollon Mouchel-Blaisot, préfet de la Somme et ancien directeur national d'Action Cœur de Ville, Christophe Bouillon, maire de Barentin, président de l'Association des Petites Villes de France et de l'ANCT - Agence nationale de la cohésion des territoires, et Dominique Schelcher, président-directeur général de Coopérative U et co-rapporteur de la mission sur l'avenir du commerce de proximité.
Chiffres à l’appui, l’étude démontre que le Commerce Coopératif et Associé :
- est un modèle en plein essor avec une progression spectaculaire de son parc d'environ 8% par an depuis 2017 ;
- a une solide implantation locale, au plus près des Français avec 52% des points de vente dans les communes de moins de 10 000 habitants où vit 49% de la population française ;
- fait preuve d’une surperformance économique dans la majorité des secteurs étudiés, portée par la mutualisation, l’entraide et la gouvernance démocratique ;
- est un modèle exemplaire en matière de parité, avec 46% de femmes à la direction des points de vente.
Le commerce coopératif et associé s'impose ainsi comme un modèle performant, voire surperformant, profondément ancré dans les territoires et qui répond durablement aux aspirations des Français en matière de proximité, de parité et d’émancipation.
Il est le modèle de proximité par excellence mais aussi un modèle de souveraineté. La FCA réaffirmera cette conviction en 2026, année majeure d'échéances électorales et de préparation à l'échéance présidentielle de 2027, avec 14 propositions aux élus locaux pour une économie au cœur de la société!

Dans son discours vidéo, Serge Papin, ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat a défendu trois valeurs : la proximité, la transmission, la souveraineté.
En bref, 44 % des commerces des quartiers populaires sont des coopératives. La transmission des entreprises familiales est un enjeu central. Le “Made in France populaire” existe. Il doit être développé. Le gain n’est pas l’ennemi du partage. Une économie qui crée du commerce est une économie qui adoucit les mœurs.
L’étude en bref :
Un poids structurant dans l’économie et la société
Dans les 14 secteurs analysés, le commerce coopératif et associé totalise 34 968 magasins, 531 044 salariés et 197 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit 18,8 % des points de vente (contre 10,6% en 2017), 32 % des emplois (19,8 % en 2017) et 40,9 % du chiffre d’affaires (32,1 % en 2017). Une progression spectaculaire qui confirme la solidité d’un modèle conciliant indépendance entrepreneuriale et puissance collective.
La surperformance est particulièrement marquée dans certains secteurs, comme la bijouterie-horlogerie (+2,9 points d’écart du taux de résultat net), le jouet (+2 points) ou l’ameublement (+1,9 point).
Une contribution décisive à la vitalité locale
Le commerce coopératif et associé est le modèle le mieux corrélé à la répartition de la population : 52 % des points de vente sont implantés dans des communes de moins de 10 000 habitants, où vivent 49 % des Français.
Et plus de la moitié des magasins (55 %) sont implantés directement au cœur des villes, dans les centres-villes et centres-bourgs.
L’étude souligne par ailleurs la présence déterminante du modèle dans l’alimentaire, l’optique et la pharmacie, les trois secteurs les plus représentés parmi ses points de vente.
Le commerce coopératif et associé joue également un rôle primordial dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), où il représente 44 % des magasins dans l’optique, l’alimentation et la pharmacie.
Enfin, il se montre exemplaire en matière de parité avec 46 % de femmes à la direction des points de vente, contre 30 % dans le commerce en général. De quoi en faire un modèle de choix pour permettre à tout un chacun d’accéder à l’entrepreneuriat.