Duralex : la CG Scop réaffirme la possibilité d’un avenir industriel en coopérative
Dans un communiqué publié le 18 juin, la Confédération générale des Scop et des Scic (CG Scop) réaffirme sa position concernant l’avenir de Duralex, alors qu’un plan de cession s’ouvre dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire engagée le 1erjuin.
La date limite de dépôt des offres est fixée au 6 août. Pour la CG Scop, la conviction demeure inchangée : Duralex dispose d’un avenir industriel réel et viable.
Un potentiel industriel reconnu
L’organisation met en avant plusieurs atouts structurants : une marque forte et immédiatement identifiable, un savoir-faire rare dans le verre trempé, ainsi qu’un carnet de commandes en croissance de +7 % en 2025.
Selon la CG Scop, les difficultés de l’entreprise ne relèvent pas du modèle coopératif, mais d’un sous-financement chronique de la reprise. Si 9,3 millions d’euros ont déjà été mobilisés, les besoins sont estimés à un minimum de 15 millions d’euros, et jusqu’à 25 millions pour assurer la modernisation complète de l’outil industriel.
Un appel à une mobilisation publique
Pour la CG Scop, l’ouverture du plan de cession ne doit pas être interprétée comme un signal de désengagement public. L’organisation appelle l’État à se saisir du dossier à la hauteur des enjeux industriels, sociaux et territoriaux qu’il représente.
Elle estime que les solutions existent, mais nécessitent une volonté politique claire et des moyens comparables à ceux mobilisés pour d’autres entreprises industrielles en difficulté.
La CG Scop réaffirme enfin qu’elle continuera d’accompagner les 243 salariés de Duralex dans cette période décisive.