Coopérative U : un modèle coopératif revendiqué à l’Assemblée nationale
Auditionné devant la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale le 14 avril 2026, Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, a mis en avant la singularité du modèle coopératif de l’enseigne, qu’il présente comme un levier central de résilience et d’ancrage territorial.
Contrairement à d’autres acteurs de la grande distribution, Coopérative U repose sur un réseau de 1 400 associés, tous patrons-propriétaires de leurs magasins. Un fonctionnement qui dépasse le simple statut : ces chefs d’entreprise sont copropriétaires des outils communs et participent directement aux décisions stratégiques. « Associés et non franchisés », insiste le dirigeant, pour souligner la dimension collective du modèle.
Cette organisation se traduit concrètement par un fort enracinement local — notamment dans les zones rurales — et par une capacité à structurer des filières sur le long terme. Coopérative U revendique ainsi 125 filières contractualisées, reposant sur des engagements de 3 à 5 ans entre producteurs, transformateurs et distributeur. Objectif : sécuriser les revenus agricoles tout en garantissant des débouchés et une certaine stabilité des prix pour les consommateurs.
Le modèle coopératif, selon lui, permet également de privilégier les partenariats avec les PME françaises, qui fabriquent une large majorité des produits à marque U. Il s’inscrit dans une logique plus large de « circuit court économique », où la valeur est captée et redistribuée au plus près des territoires.
À travers cette audition, Coopérative U défend ainsi une vision de la distribution fondée sur la coopération et la durée. Un modèle que l’enseigne présente comme une réponse concrète aux enjeux actuels : souveraineté alimentaire, juste répartition de la valeur et renouvellement des générations agricoles.