Banque Populaire : une empreinte coopérative et territoriale qui se renforce
La Fédération Nationale des Banques Populaires (FNBP) publie la deuxième édition de son Rapport Territorial Banque Populaire, qui mesure et documente l’engagement coopératif et territorial des 14 Banques Populaires. Une démarche originale qui permet de rendre visible, chiffres à l’appui, la contribution du modèle coopératif à la vie économique et sociale des territoires.
En 2025, 7 500 initiatives ont ainsi été recensées, soit une progression de 6 % par rapport à 2024. Elles concernent notamment la cohésion sociale et territoriale, la protection de l’environnement, le soutien aux publics les plus vulnérables, l’entrepreneuriat, le bien-être des collaborateurs ou encore le vivre-ensemble. Près de 80 % de ces initiatives relèvent de la philanthropie ou du mécénat.
Au total, l’empreinte coopérative et sociétale (ECS) atteint 206,4 millions d’euros en 2025, soit environ 565 000 euros engagés chaque jour. Elle représente 2,9 % du produit net bancaire et 11,5 % du résultat courant avant impôt. En cinq ans, cette empreinte a ainsi doublé.
Mesurer le « plus coopératif »
L'intérêt du rapport réside notamment dans la méthode mise en place par le réseau. Fondée sur la norme internationale ISO 26000, l’empreinte coopérative et sociétale recense les actions qui vont au-delà des obligations réglementaires et des objectifs commerciaux. Elle valorise en euros les moyens financiers, humains ou matériels mobilisés au bénéfice des clients, sociétaires, collaborateurs, associations et acteurs des territoires.
Les initiatives sont réparties selon les sept grands chapitres de la norme ISO 26000 : engagement sociétal, environnement, gouvernance du modèle coopératif, relations et conditions de travail, relation aux consommateurs, droits des personnes et éthique des affaires.
Cette mesure donne ainsi une traduction concrète à une partie de la performance extra-financière des Banques Populaires et permet de mieux identifier ce que le rapport présente comme leur « plus coopératif » : les choix et les moyens mobilisés en tant que banques coopératives et locales.
La démarche repose par ailleurs sur un travail collectif : plus de 700 contributeurs issus des différents métiers des Banques Populaires participent au recensement et à la traçabilité des initiatives.
Une gouvernance fondée sur les sociétaires
Le rapport rappelle également les fondamentaux coopératifs du réseau. Les 14 Banques Populaires comptent 5,2 millions de sociétaires, qui détiennent 100 % de leur capital. En 2025, 281 556 nouveaux sociétaires les ont rejoints.
Le modèle repose sur une gouvernance démocratique exercée par les membres : 20,83 % des sociétaires ont participé aux votes lors des assemblées générales ordinaires ou mixtes et 241 administrateurs et censeurs, élus par les sociétaires, contribuent aux orientations des banques. La moitié des présidents de conseil d’administration sont des femmes.
L’animation de la vie coopérative constitue également un volet important de cet engagement : 380 réunions de sociétaires ont été organisées en 2025 partout en France et 6,3 millions d’euros ont été consacrés à la vie coopérative et à l’information des sociétaires. Au total, 16,2 millions d’euros ont été consacrés à la gouvernance du modèle coopératif.
À travers ces données, le rapport met en évidence une caractéristique essentielle du modèle : la proximité territoriale ne repose pas uniquement sur l’implantation physique du réseau, mais aussi sur une gouvernance associant les sociétaires aux choix de leur banque et sur des actions adaptées aux réalités locales.
Cette deuxième édition du Rapport Territorial constitue ainsi un exercice de transparence sur la manière dont les Banques Populaires traduisent, en pratiques et en moyens, leur identité coopérative et leur engagement auprès des territoires.