Au Brésil, le coopérativisme reconnu comme une expression de la culture nationale
Le Brésil vient d’accorder une reconnaissance inédite au coopérativisme : une loi adoptée en juin 2026 le reconnaît officiellement comme une « manifestation de la culture nationale ».
Le texte souligne ainsi la place prise par la coopération dans l’histoire et le développement économique, social et communautaire du pays. Il prévoit également que l’État garantisse la liberté d’activité et soutienne le développement du coopérativisme.
Cette reconnaissance dépasse le seul cadre économique. Elle rappelle que les coopératives sont aussi porteuses de pratiques, de savoir-faire, de traditions et de modes d’organisation collectifs, transmis au fil des générations. Une dimension culturelle qui fait désormais l’objet d’un intérêt croissant à l’échelle internationale.
L’Alliance coopérative internationale (ACI) a ainsi lancé en 2025 son initiative Cooperative Cultural Heritage, consacrée à la préservation du patrimoine coopératif matériel et immatériel. Une première liste avait identifié 32 sites dans 25 pays. L’édition 2026 doit élargir cette démarche à de nouveaux lieux, mais aussi à des pratiques et traditions coopératives.
Cette démarche s’inscrit dans le prolongement d’une autre reconnaissance internationale : en 2016, l’UNESCO a inscrit « l’idée et la pratique d’organiser des intérêts communs dans des coopératives » au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
Avec la loi brésilienne, le patrimoine coopératif gagne ainsi une nouvelle reconnaissance institutionnelle.