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LGNC N°358 - Juin 2009
Coopératives, je vous aime...
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L’actualité récente nous a offert plusieurs occasions de constater un regain d’intérêt de nos parlementaires et du Gouvernement pour les coopératives. En ces temps de crise, la pertinence et la solidité de notre modèle apparaissent en effet plus clairement aux yeux de tous, en démontrant les vertus d’une économie organisée sur la durée et qui n’est pas dominée par le court terme et les diktats des marchés financiers.
La participation de Jean Arthuis, Sénateur de la Mayenne, Président de la Commission des Finances du Sénat, ancien Ministre de l’Economie et de Didier Migaud, Député de l’Isère, Président de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, au débat organisé en juin par le GNC à l’occasion de son assemblée générale annuelle témoigne de l’intérêt porté aux coopérative et de la disponibilité à nous rencontrer.
Les débats parlementaires qui se sont déroulés en mai à l‘occasion de l’adoption du projet de loi de relatif à l’organe central des caisses d’épargne et des banques populaires nous ont aussi livré de nombreux témoignages de soutien aux coopératives.
Enfin, et c’est un signal important, le Président de la République a évoqué tout récemment dans ses discours devant le Congrès de Versailles et devant l’Organisation Internationale du Travail son souhait de voir une mondialisation plus « coopérative », liant progrès économique et social.
S’adressant au GNC, le 9 juin dernier, Jean Arthuis reconnaît avoir trouvé des vertus à la coopération avec l’éclairage de la crise internationale, « En effet, les coopératives n’obéissent pas à la tyrannie du court-terme », « Les coopératives et les mutuelles sont l’antidote de la financiarisation excessive de l’économie ». Didier Migaud souligne la pertinence du modèle du modèle coopératif, notamment en termes de répartition des richesses ou de gouvernance.
Devant le Parlement, à l’occasion des débats sur la fusion sur les organes centraux des groupes bancaires coopératifs Banques Populaires et Caisses d’Epargne, débats que l’on aurait pu craindre houleux et offrant une occasion aux parlementaires d’exprimer un certain ressentiment vis à vis du monde de la finance, les éloges sur le rôle des banques coopératives ont été nombreux.
Leur rôle « innervant » sur le territoire a été largement reconnu. Ainsi Gilles Carrez, rapporteur général de l’Assemblée Nationale souligne que « le statut coopératif se distingue du statut normal en ce qu’il implique la présence de sociétaires et que le profit y est perçu comme un moyen de développer certaines actions propres au groupe ». Elles ne sont pas dirigées par « l’impératif de recherche du profit » (P. Grosnat, Député du Val-de-Marne). J. Chartier, Député du Val d’Oise souligne une « convergence presque philosophique de leur rôle » et leur contribution à la lutte contre l’exclusion bancaire, le financement du logement social, l’amélioration du développement économique local.
Les Sénateurs, eux, se sont attachées à la question de la gouvernance, et à la place des sociétaires. Pour J.J. Jégou, Sénateur du Val-de-Marne, la participation majoritaire des sociétaires au sein du Conseil de surveillance du Nouvel organe central est « un élément essentiel de la culture mutualiste, qui permet d’éviter une centralisation excessive et de protéger les intérêts de sociétaires. ».
Pourtant malgré ces témoignages qui se multiplient nous ne sommes pas écoutés à la hauteur de notre importance par les pouvoirs publics. La faute nous revient en partie, nous restons trop discrets et ne mettons pas assez en avant notre dimension coopérative. Didier Migaud a raison lorsqu’il nous engage à être « plus audacieux dans notre politique dans notre lobbying et notre politique de communication » et il n’est pas le seul à nous interpeller de la sorte.
Depuis peu nous voyons apparaître les premières campagnes de communication commerciale mettant en avant le caractère coopératif de l’annonceur. Ces initiatives doivent se multiplier. Nous devons tous nous rassembler et nous montrer sous la bannière coopérative si nous voulons nous imposer. Le GNC a lancé une réflexion avec ses membres sur ce sujet. Parions que ces réflexions et l’exemple montré par certains porteront leurs fruits.
Jean-Claude Detilleux
Président du GNC
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