 |
 |
|
Click
here to read a description of our activities
|
|
|
|
|
| |
Chronique(s) coopérative(s)
|
Et si on était bien plus connu et reconnu que ce que l’on pense ? Et si on avait tendance à sous-estimer notre audience ?
La presse économique et financière se fait régulièrement l’écho de la vie des entreprises coopératives dans leur diversité et donne la parole à leurs dirigeants. Emissions radios, reportages télé, articles dans la presse quotidienne nationale et régionale comme dans les hebdomadaires, l’exposition médiatique de la coopération est croissante et bonne(1). Pour s’en rendre compte, il n’y a qu’à feuilleter les revues de presse ou la rubrique Média’ Scop de Participer, le magazine de la coopération de production.
Sur le plan universitaire, les formations « économie sociale » se multiplient à tous les niveaux. La coopération, si elle n’y est pas toujours étudiée en détail, fait bien l’objet d’une présentation. La recherche sur la coopération n’est pas en reste. Les travaux actuels d’étudiants chercheurs devraient déboucher, à court et moyen termes, sur des publications (thèses et articles) qui ne manqueront pas d’intéresser les dirigeants du Mouvement coopératif mais aussi d’autres chercheurs et enseignants. A suivre donc, à travers notamment la Recma, revue d’économie sociale(2) .
Autre témoignage de l’intérêt que suscite la coopération : la chronique de droit coopératif de David Hiez, maître de conférences à l’université de Lille 2, et de trois autres membres du Centre René Demogue, dans la Semaine juridique(3). Mêlant législation et jurisprudence, cette chronique se veut exhaustive et analytique. La première édition retrace l’année 2005. L’enseignant chercheur de conclure son avant-propos par le souhait suivant : « J’espère que les lecteurs y trouveront leur compte et que le droit coopératif y gagnera lui quelque
chose.» A n’en pas douter !
Justement avait-on oublié ou simplement pas pris la mesure de toutes les dispositions touchant le statut coopératif prises en 2005 ? La loi PME et la loi d’orientation agricole, adoptées l’année dernière, ont introduit des mesures favorables au développement des entreprises coopératives et de nombreuses et importantes évolutions concernant leur régime juridique.
Selon un sondage et les projections faites par l’institut CSA(4) , 22 millions de français sont lecteurs de la presse sociale à laquelle appartiennent les publications coopératives et mutualistes. L’économie sociale a donc, entre ses mains, un formidable moyen de diffusion de ses valeurs, de pédagogie autour de ses pratiques et de ses statuts.
Ce constat positif ne signifie pas que nous faisons assez. A l’heure de l’avènement d’Internet et de l’émergence de nouveaux outils du multimédia pédagogique ou du Web 2.0, les structures d’économie sociale doivent revoir leur stratégie de communication. Ces outils participatifs (de la participation à la coopération, il y a moins qu’un pas), tel que le très populaire Wikipédia, reposant sur un fort militantisme, déstructurent la chaîne d’information
et de communication institutionnelle. Les coopératives se doivent d’investir dans ces nouveaux outils si proches de leurs pratiques et dont le succès repose sur le militantisme de leurs membres.
(1) Illustrations récentes : la pleine page consacrée à la Scop Le Moulin
Roty dans l’hebdomadaire économique gratuit « Economie matin »
(21/09/2006) ou bien encore la présentation du Global 300 par les pages du Figaro du 26/10/2006
(2) www.recma.org
(3) N°25, 22 juin 2006, www.lexisnexis.fr
(4) Étude réalisée pour la 1ère Rencontre européenne de la presse sociale, Paris 21/09/2006, auprès de 1004 personnes âgées de plus de 18 ans selon la méthode des quotas
|
|
|
|
|
|