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La coopération, une réalité internationale
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Il est une réalité de la coopération parfois méconnue : il existe des coopératives dans la quasi- totalité des pays du monde, sur tous les continents. La coopération n’est pas un fait isolé, limité à quelques pays, c’est un mouvement mondial important.
Dans le monde, les moyens d’existence de 3 milliards de personnes dépendent d’entreprises coopératives. Les coopératives fournissent 100 millions d’emplois, 20% de plus que le nombre d’emplois dans les multinationales. D’après les estimations des Nations Unies, la vie de la moitié de la population de la planète dépend significativement des entreprises coopératives.
Quelles que soient leur taille, leur activité, leur origine, les coopératives partagent les mêmes valeurs(1) et se retrouvent dans les principes coopératifs définis par l’Alliance Coopérative Internationale (ACI) dans la Déclaration sur l'Identité Coopérative Internationale. Cette dernière défend depuis 1895, année de sa création à Londres, les principes et valeurs coopératifs au niveau international, réaffirmés en 1995 à Manchester.
Forte de ses 230 organisations membres présentes dans plus de 100 pays et représentant 760 millions de personnes, l’ACI a été l’une des premières organisations non-gouvernementales à obtenir un statut consultatif auprès des Nations Unies et auprès de son Comité Economique et Social (ECOSOC). Elle entretient aussi des relations étroites avec le Bureau International du Travail (BIT), qui se sont concrétisées, notamment, par l’adoption en juin 2002 de la Résolution 193 (promotion des coopératives) du BIT, et la conclusion en février 2004 d’un protocole d’accord entre les deux organisations pour le renforcement de la coopération et de l’échange d’informations. La liste des activités et contacts entretenus par l’ACI avec les organismes spécialisés des Nations-Unies et autres organisations internationales (Banque mondiale, Codex Alimentarius, Organisation Mondiale pour la Santé) est longue, et reflète l’étendue du champ d’activités développées par les coopératives. Peu d’organisations ont en effet la capacité d’intervenir aussi bien sur des questions d’accès au financement des entreprises, d’agriculture, de logement, de commerce, de santé, etc.
Vaste programme pour l’ACI, dont les ressources sont limitées, et qui a donc décidé de souligner la contribution que peuvent apporter les coopératives à la lutte contre deux problèmes majeurs auxquels nous sommes confrontés au niveau mondial : la pauvreté et le Sida. Assurer la reconnaissance et la représentation des coopératives au sein des instances internationales est une mission qui se place dans le prolongement direct des actions entreprises par les structures nationales. Mais le rôle de l’ACI ne se limite pas à ce rôle « d’ambassadeur ».
L’ACI apporte surtout une assistance technique aux membres qui le souhaitent. Elle peut intervenir pour appuyer leurs démarches auprès des autorités nationales, travailler à l’élaboration d’une législation coopérative, à la création de coopératives et autres demandes allant dans le sens d’une meilleure connaissance et du développement de la coopération. Elle a ainsi apporté, par exemple, un appui déterminant aux coopératives européennes dans leurs démarches auprès de la Commission européenne sur le dossier de la norme comptable internationale IAS 32.
L’ACI offre un lieu d’échange d’information et d’expériences et contribue à une meilleure connaissance mutuelle des mouvements coopératifs dans le monde. Pour revenir à l’exemple de l’IAS 32, l’ACI a été d’une grande aide dans la diffusion d’informations sur ce thème et la mobilisation des coopératives dans le monde. Et c’est par son intermédiaire que les mouvements coopératifs en Europe et aux Etats-Unis, confrontés à des problèmes similaires, ont pu échanger les résultats de leurs travaux respectifs.
A l’heure de la mondialisation, il est en effet difficile d’imaginer que des évolutions ou problèmes rencontrés dans une région du monde resteront localisés. S’organiser et coopérer au niveau mondial est donc plus nécessaire que jamais.
Pour mieux répondre à ces attentes, l’ACI a entrepris depuis quelques années une restructuration interne profonde et une redéfinition de ses tâches. Sous l’impulsion d’un nouveau Conseil d’administration élu à Séoul en 2001, présidé par Ivano Barberini, l’ACI veut aujourd’hui se donner les moyens d’être une organisation dynamique, efficace et professionnelle au service de ses membres. Inversement, il revient aux membres de « s’approprier » leur organisation, et de participer à ses activités, afin d’assurer qu’elle reflète au plus près la réalité coopérative.
La journée internationale des coopératives, qui sera célébrée le 3 juillet, aura pour thème cette année « Les coopératives pour une globalisation juste : créer des opportunités pour tous ». Chaque année, les membres du Comité pour le développement et la promotion des coopératives (COPAC) et plus particulièrement l’ACI, avec l’ONU, choisissent un thème qui relie les priorités des mouvements coopératifs et ceux des différentes agences des Nations Unies.
www.ica.coop
(1) adhésion volontaire et ouverte à tous ; pouvoir démocratique exercé par les membres ; participation économique des membres ; autonomie et indépendance ; éducation, formation et information ; coopération entre les coopératives ; engagement envers la communauté.
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